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L'histoire vraie de la T.L.D de la Croix du Sud

Suivante

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AVERTISSEMENT SANS FRAIS ET DÉDUCTIBLE DES IMPÔTS !

Tous les articles ENERPROP contenus dans ce recueil sont basés sur des faits réels. Les héros de cette aventure ne sont autres que les hommes du Service ÉNERGIE PROPULSION du Chasseur de Mines La CROIX DU SUD. Le cadre de l'histoire est la traversée de longue durée (T.L.D.) qu'ils subirent dans les pires conditions du 1er septembre 1986 au 18 octobre 1986 à 18h01. Leur commandant n'était autre que Lord Matton. Il les conduisit de Lorient (sud/sud-ouest Bretagne) vers Cadix (sud Espagne) où la langue officielle est l'espagnol (dixit l'O2*). Là, ils firent une démonstration de chasse aux mines (un demi succès). Puis, ce fût Dakar (infâme), Abidjan (putride) et vînt le gag !!!! LOMÉ (la bouffonnerie). Ensuite, l'apothéose Conakry ("le fondement essentiel de l'humanité est le travail"). Puis, enfin, se profila au loin Las Palmas (affaires, rapports). Il est également utile de repréciser le contexte de l'époque et de vraiment certifier qu'il n'y a aucun propos à caractère raciste ni se voulant diffamatoire.

Voici maintenant leur histoire !

VERSEZ UNE LARME BRAVES GENS QUI ALLEZ LIRE LES AVENTURES DE CES HÉROS DES TEMPS MODERNES.

                                                  Petit Jean

*O2 = Officier en second (commandant en second).

Suite de la prise d'otages par le moteur principal.*

Durant la journée du 10 septembre, le moteur principal est resté stoïque, n'a pas eu de saute d'humeur et reste sur ses positions :

- Il menace de s'arrêter si les mécanos ne lui fournissent pas force quantité de gazole.

Les mécaniens (pour les puristes du langage, veuillez trouver ici le "ic" qui manque au nom de la spécialité susnommée.), le major en tête, ont décidé de se plier aux exigences du forcené et lui fournissent régulièrement du carburant.

Jusqu'où ira-t-il ?

Dernière minute :

Le forcené réclamerait maintenant de l'huile. Les mécanos cèderont-ils ?

A SUIVRE !

                                                 Petit Jean

* otages = les mécaniciens.

Commentaire : Il est vrai que la Croix du Sud a connu quelques problèmes avec son moteur principal.

Les électriciens, quant à eux, se sont lancés dans un combat titanesque contre une opercule monstrueuse et ses deux pompes de transfert. Pendant des heures la bataille fît rage. Nos pauvres héros, la tête vide, remontèrent à la surface les muscles cérébraux à plats. Ils avaient tout tenté. Mais, la bête refusait toujours de se rendre. Alors, dans un effort herculéen, ils repartirent à l'attaque, encore, encore et encore ! Puis, las de tant de sauvagerie de la part d'un tel engin, ils débusquèrent son point faible (c'est lâche, mais on fait ce qu'on peut !) et lui coupèrent la route des kilowatts.

Depuis, d'aucuns disent que le soir on entend, lors des nuits de pleine lune, le gémissement lugubre d'un piston amoureux d'une opercule !!!

                                           Petit Jean

Commentaire : Première avarie sur le système de stabilisation par transfert de gazole.

FAIT DIVERS !

Le ventilo-convecteur fou a encore frappé.

Pendant le 20h00 à 24h00 un membre de l'équipage du chasseur de mines Croix du Sud a été sauvagement agressé par un ventilo-convecteur qui lui balança en plein occiput (put ! put !) un litre d'un liquide dont on ignore toujours à l'heure où nous mettons sous presse s'il est oui ou non empoisonné.

C'est la dixième agression de ce type depuis la période religieuse du T.L.D.

Y-a-t-il un rapport ? Jusqu'où iront-ils ? La population du chasseur de mines Croix du Sud est en émois !

                                               Petit Jean

Commentaire : Les CMT sont équipés de ventilo-convecteur circulaires de type plafonnier. Le problème résidait dans l'évacuation des condensas qui lors d'un mouvement brusque du bâtiment avaient une fâcheuse tendance à gicler n'importe où.

 

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SCANDALE LE LE LE LE LELE LELE ! SUR LE CHASSEUR DE MINES CROIX DU SUD !!!!!!!!!!! etc.

C'est avant-hier matin, à la fin de la période du rabat-joie (le 00h00 à 04h00) que l'incident c'est produit. Les chanteurs pop-hard, j'ai nommé le groupe Hydrophore, bien connu pour leurs mélodies liquides, ont fait scandale (Non ! Ils n'ont pas détruit leur part ! Comprenne qui peut...). En effet, las de voir la meute hystérique de leurs admirateurs puiser leur jus lorsqu'ils chantent en concert leur célèbre morceau, 1er au TOP 50, "Pression out of the robinets" ; fatigués, disais-je, de cet état de fait, ils se sont carrément "tais-toi-vous !". Le nombreux public, qui venait les applaudir pour le concert de 04h00 à 08h00 au Branle-bas Palace, n'a eu le droit qu'à des "flocs-flocs". Heureusement, dans la salle se trouvaient deux anciens déboucheurs d'élites de la Breizh Navy : Flocky les doigts d'or et Nanard la science (qui à l'heure où nous mettons sous presse s'appelle "le tôlard". Ayons une pensée émue à son égard et apportons-lui des oranges.) ainsi qu'un échappé de l'asile de Querqueville, Cromulus.

Ayant, tous trois, assisté au concert de 00h00 à 04h00, ils se dépêchèrent d'aller raisonner le groupe Hydrophore.

Les pourparlers durèrent jusqu'à 04h45 et enfin, devant la ténacité des spécialistes de la psychologie liquide, le groupe Hydrophore se remit à jouer.

Un grand merci à Flocky, Nanard et Cromulus pour leur intervention heureuse.

                                  Petit Jean

Commentaire : Le groupe hydrophore (du grec 'porter l'eau') est chargé de la distribution de l'eau douce sous pression dans tout le bord. 

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                DES HOMMES PARMI LES OHMS*

Oh toi vaillant guerrier qui de rien n'a peur,

De ton corps, les pannes font sortir la sueur,

Tous ennuis, tous défauts, tu es le chasseur,

En rien n'hésite, pour vaincre tu deviens tueur.

 

Bien souvent devant l'adversité tu faiblis,

Car devant les problèmes tu reste éblouis,

Mais étant le meilleur, c'est un fait établi,

Réfléchi tu répares, t'en allant tu souris.

 

Une fois de plus tu as vaincu par le bien,

Les racontars, les médisants sont moins que rien,

S'effaçant devant le métier qui est le tien !

Jubile heureux homme car tu es électricien.

                                 Petit Jean

* L'ohm (symbole Ω) est la résistance électrique entre deux points d'un conducteur lorsqu'une différence de potentiel constante de 1 volt, appliquée entre ces deux points, produit dans ce conducteur un courant de 1 ampère le dit conducteur n'étant le siège d'aucune force électromotrice

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Traité sur la connerie.

De tout temps les hommes se sont traités de con ! Lorsque par hasard, au coin d'une rue on rencontre un con, on lui dit "espèce de con !".

Mais, qu'est-ce donc qu'un con ?

La réponse en fait est plus simple que l'on aurait pu l'imaginer. Moi, par exemple, écrivant cet article ; auprès de certaines personnes, quelque part, je vais passer pour un con. Rassurez-vous, j'en pense de-même à l'égard de mes détracteurs. Comme vous pouvez alors le constater, nous sommes rapidement pris pour des cons. De fait, toute personne ayant déjà traité quelqu'un de con, les autres se traitant souvent de cons et lesdites personnes ayant elles aussi été traitées de cons, nous pouvons affirmer sans la moindre contradiction valable que tout le monde, sur notre bonne vieille planète, est CON !

Mais alors !?! Que deviennent ceux dont on dit qu'ils sont "Plus con que con !" ?

C'est là qu'intervient la notion de conniose. En effet, après maintes études réalisées sur le terrain, je puis affirmer aujourd'hui qu'il existe :

- des grands, cons, des sales cons, des connards et j'en passe !

Ne trouvez-vous pas choquant que l'on nomme ces "plus con que con" avec le même terme que nous-autres qui sommes tout simplement cons au 1er degrés, si je puis m'exprimer ainsi ?

Donc, il était temps de créer un nouveau vocable et c'est ainsi qu'est né, un soir d'octobre 1986 à Conakry (Guinée) la conniose. La conniose est la maladie qui frappe les plus cons que cons. Ils sont alors conniosés. Seulement, il existe, par ailleurs, un type de conniosé dangereux qui est plus que conniosé, inguérissable, c'est le supra-conniosé. Naturellement, nous ne pouvons en rester à ce stade de délibération sans parler des gens qui sont allergiques aux deux catégories précitées. Ceux-là sont atteints de "conite" voir de "conite aigu".

Maintenant, en toute connaissance de cause, regardez bien autour de vous et soyez vigilant !

                                             Petit Jean

Merci à Philippe sans qui cette discussion africaine n'aurait jamais pu avoir lieu.

chassmines-Andromede.jpg (79503 octets) Un chasseur de mine tripartite, l'Andromède en ravitaillement à la mer.

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ENERPROP DAYLY NEWS.

ENEPOP DYLY NOUSE ? Ene'p'op Daly nouve, Enerbrob daîlie nyouse !!!!

Le journal ENERGIE PROPULSION faisant relâche le Dimanche et les jours d'escales, voici les derniers articles de notre envoyé très spécial.

"6ème commandement du journaliste d'occasion : Mieux vaut boire un coup que d'écrire des conneries !"

-- La guerre des gangs bat son plein à la machine !?! --

On se perd en conjecture sur le Chasseur de Mines Croix du Sud ! Les attentats se suivent à une allure effrénée. Serait-ce une coalition des ventilo-convecteurs ? Déjà, on recense sept victimes à la cafétéria équipage et trois au poste O.M.(1). Certains indices fournis par les habitants de la cité H.L.M. du shelter (2) semblent corroborer la chose.

En effet, le grand caïd marseillais "Airewell"(3) a déposé son bilan ce matin. La bande de loubards qui l'accompagnait, j'ai nommé les ventilo-convecteurs, reste livrée à elle-même. Se faisant, elle commet de plus en plus d'attentats au "liquide infâme".

Serait-ce la suite de la guerre des gangs ?

Certains faits tendent à confirmer la chose. C'est à dire que l'on pourrait croire tout bêtement que le gang des TAG's (4) s'énerve contre le D.A.(5) pour le monopole des Kilowatts afin d'être en position de force vis à vis de la bande à "Airewell" qui a la main mise sur le froid.

Les inspecteur du commissaire Baré ainsi que la brigade d'élite du colonel T.Pôt pensent à une affaire de drogue ...

Encore une affaire à suivre.

                                             Petit Jean

(1) O.M. = Officiers Mariniers.

(2) shelter = caisson habitable (genre algeco) que l'on rajoute sur le pont soit pour y loger du personnel (comme c'est le cas pour cette TLD ou pour y stocker du matériel).

(3) Airewell = Appareil de production d'air réfrigéré installé au mur.

(4) TAG = Turbine à gaz. Il y en a 3 sur les Chasseurs de Mines type Eridan. Couplées à des alternateurs elles permettent la production d'électricité lors de la chasse aux mines. Le local TAG est situé en superstructure.

(5) D.A. = Diesel Alternateur. Produit l'énergie électrique en temps normal. Il est situé dans le compartiment machine.

 

Commentaires : Plus nous allions vers le sud, plus la température augmentait (ce qui est d'une logique imparable...) d'où un grand besoin de rafraîchir les locaux. Depuis le départ les VCO (ventilo-convecteurs) donnent des signes de faiblesses. Puis un jour c'est l'Airewell du shelter qui rend l'âme (il sera bidouillé pour tenir jusqu'au retour) alors que par ailleurs le Diesel Alternateur fait des difficultés pour démarrer (mécanique) et pour amorcer l'alternateur (électrique)

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ENERPROP DAYLY NEWS

De notre reporter Petit Jean.

Note de l'éditeur : vu le caractère pervers de cette enquête, il est préférable de la lire en groupe.

LA MACHINE : L'ENFER DU JEU.

Notre reporter Petit Jean, n'ayant peur de rien, a enquêté dans les bas-fonds du Chasseur de Mines Croix du Sud.

Déjà, imaginez une rue sombre et étroite. Seul éclairage les nuits sans lune, des lanternes répandent un halot rougeâtre. L'ambiance "rue qui glisse" où chaque ombre cache un danger. (Je dois l'avouer, cet environnement me glace le dos). Soudain ! Sur ma gauche, la gueule béante d'une trappe d'égout d'où sort une lueur blafarde attire mon regard perçant de faucon fonçant sur sa proie le soir au fond des bois (et on reprend sa respiration !). N'hésitant pas et n'écoutant que mon devoir (sauteur !), je descends avec l'agilité d'un puma. Un bruit sourd et terrifiant frappe mes tympans, se faisant de plus en plus fort au fur et à mesure que je progresse, jusqu'à devenir insoutenable. Quelle est longue cette descente aux enfers !!!

En bas de l'échelle poisseuse, une immense porte me barre (NAVIS) la route. Dessus, un signe cabalistique, un cercle à quatre branches. C'est ici me dis-je (dans ma Ford intérieure)...

Doucement, tous mes sens en alerte et le visage baigné d'une transpiration dont je ne sait si, c'est la chaleur ou la peur qui en est la cause, j'ouvre la porte. Et là ! Saisie par le bruit infernal, je reste immobile, comme paralysé, tétanisé, ligoté, entravé, condamné, pas bougé, pas remué, pas sourcillé...

Devant moi, l'horreur des tripots clandestins, la chaleur abrutissante, la fumée opaque, complice des vices de l'homme et les machines à sous bizarres (électronique sans doute !). La température caniculaire devient vite insupportable. Je me sens mouillé de bas en haut (et vis versa). Dans le fond de l'immense salle dans laquelle trône un monstre hideux à douze têtes, deux personnages, des initiés sans doute, semblent très pris par un curieux jeu.

Chacun d'eux tient un tube de verre à la main. Celui-ci est rempli d'un liquide ambré et onctueux. Ils mettent dedans, avec des gestes lents et méticuleux, semblant respecter en ce sens un rite païen venu des millénaires, une petite bille d'acier. A ce moment-là, un phénomène nouveau semble se produire. Le visage des deux hommes se durcit et d'un geste nerveux, ils referment les tubes.

Le bruit devient silence, seule, çà et là, une purge fuit.

Les deux hommes revêtent maintenant une tenue bleue (50% coton, 50% acrylique). Tout ce passe sans parole, c'est terrifiant. Soudain, ils reculent lentement, chacun dans son coin, sans se quitter des yeux. Le regard impénétrable, les jambes légèrement écartées, les bras en avant, la main droite tenant le tube...

Puis, tout va très vite. En même temps ils renversent leur tube. Et là ! Miracle ! Je vois les billes descendre à travers les petits tubes de verre.

L'homme du fond bondit de joie ! Sa bille est descendue plus vite que celle de l'autre. Je pense qu'il a gagné...

Je m'approche de lui, tel l'infidèle troublant une cérémonie religieuse, et lui demande :

- Comment s'appelle ce jeu ?

L'homme me répond :

- LA DILUTION P'TIT GARS !

                                   Petit Jean

C'était le 12 septembre 1986.

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PIRE QUE L'AFFAIRE DREYFUS.

L'AFFAIRE DES VENTILO-CONVECTEURS

 

REPUBLIQUE FRANCAISE                                           P.C-M.E.S.

DEPARTEMENT DES MERS EQUATORIALES                              F.  0117.

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE LA                                 N° 82209

CROIX DU SUD

ARRETE N° 10001

LE PREFET

COMMISSAIRE DE LA REPUBLIQUE

DU CHASSEUR LA CROIX DU SUD

Chevalier de la légion d'humour

Vu les mesures circonvolutives prisent à l'encontre des Ventilo-convecteurs.

Vu les articles R 315-1 et suivant du code des chasseurs de mines et notamment les articles R 315-32, R 315-36 et R 315-39;

Vu les arrêtés du major mécano en date du 02 septembre portant sur les associations de réparateurs.

Vu l'arrêté du 06 avril 1789 autorisant les mécanos et électriciens à créer une corporation de techniciens dans la marine nationale.

Vu l'arrêté du 15 novembre 1792 autorisant ladite création avant l'existence de la susnommée Marine Nationale.

CONSTATE

Les précités, susnommés Ventilo-convecteurs de droit en accord avec le grand Marabout Airewell.

Pourvoient en justice et porte plainte contre, je cite :

- Les mécanos et élects fous et méchants qui passent leur temps à nous réparer !

 

                                              Petit Jean

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HISTOIRE EXTRAORDINAIRE ! NAIRE ! NAIRE !

Le ciel est gris, un gris enchanteur, la mer est bleu, le bâtiment est gris aussi et le pastis est jaune dans le verre que je tiens à la main.

Soudain, je me souviens des anciennes coutumes.

- Fils, me disait mon père, lorsque dans tes mains d'homme tu tiendras un verre tulipe rempli d'un liquide jaune pâle, dis-toi bien que cet instant là est privilégié.

Ces paroles restées à jamais gravées dans mon cœur, ressurgissent aujourd'hui. Et ce verre, petit soit-il par la taille, mais si grand par le bonheur qu'il procure, je m'en vais le déguster langoureusement.

Doucement, je bande mon biceps droit, portant ainsi le précieux liquide à mes lèvres avides et entre-ouvertes. Je sais parfaitement qu'une simple flexion du poignet pourrait noyer mes amygdales. Mais, je me retiens. Je hume le parfum doux et soyeux de l'anis, imaginant, les yeux fermé, sa cueillette dans les champs ensoleillés du midi par de jeunes jouvencelles jouant innocemment à cache-cache dans les meules de foin. Je vois également l'ombre bienfaitrice d'un olivier se répandre telle une couverture complice là, où d'aucun aime s'adonner à une sieste salvatrice.

Mais, l'heure est grave !

Le pastis ne se boit pas, il se déguste.

Alors, lentement je penche ma tête en arrière et fait pénétrer le nectar dans ma bouche, par de petites rasades savamment dosées.

Diantre, fichtre, palsambleu un intrus ! Il vient me troubler MA cérémonie !

Mon regard accusateur se pose sur lui. Je n'entends pas ce qu'il me dit. Mais, je devine sur ses lèvres le discours qu'il me tient.

- Patron ! On a balancé au poste de combat !"

La dure réalité de la vie vient une fois de plus me blesser cruellement. Doucement, je pose mon verre à demi vide et file à mon poste.

Mais, je réfléchi et fais vite demi-tour. Pensant dans ma tête que, même vite bu un pastis n'est plus à boire. Le temps passe si vite qu'il faut en profiter le plus possible !

 

                                Petit Jean

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E.D.N. Dernière minute.

Coup d'éclat dans l'affaire du trafic des kilowatts.

Les électriciens de la brigade de répression des KW du commissaire Baré ont réussi hier un beau coup de filet. De fait, après une longue et minutieuse enquête, menée dans le milieu fermé (à la clef triangulaire...) des tableaux électriques. Suite à la dénonciation d'un voyant rouge par un interrupteur gris, les hommes du commissaire Baré, après l'interpellation du D.A. ont démantelé un trafic de KW. En effet, le D.A se shootait au KW. Il détournait une partie de sa production : 1/3 pour sa consommation personnel et 2/3 qu'il revendait. Les dealers n'étaient autres que les célèbres tableaux 14000 et 12000. La majeure partie des KW a été récupérée dans une boîte de jonction au local des auxiliaires. On soupçonne fortement le gang des TAG's d'être à l'origine de la dénonciation.

La guerre des gangs reprendrait-elle ?

A SUIVRE...

                                        Petit Jean

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DE NOTRE CORRESPONDANT DE GUERRE Petit Jean.

TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT AUX AUXILIAIRES ...!!!

C'est dans la journée du 21 septembre 1986, que l'armée sudiste du général Thépaut a du faire face à une offensive de grande envergure du commandeur Fosseaunoire.

Profitant d'une accalmie dans la région pauvre des auxiliaires, les Colombins fantassins du commandeur Fosseaunoire ont fait le blocus du détroit de la sonde. Les hommes du général Thépaut ont du manœuvrer comme Napoléon à Austerlitz. Après avoir envoyé sa compagnie d'électriciens sur les hauteurs avoisinantes nommées Ô-Uzé, il fît passer sa garde personnelle, les célèbres Mécano's, par le marais des Ô-Noires. Les Colombins, loin de penser à cette manœuvre, avaient concentré toutes leurs forces sur le détroit de la sonde. Devant la ténacité de la compagnie des électriciens ( Grand Croix de la campagne de la Stabilisation, Victoire à la guerre du D.A., Médaille de la Résistance à l'Electronique, Tous Grand Chevalier dans l'Ordre du Fusible à fusion rapide) les Colombins ont du appeler la tristement célèbre Brigade des Pékus. Cependant, la compagnie des Mécano's, scindée en deux escouades, prit à revers l'armée du commandeur Fosseaunoire. Celui-ci tenta bien une dernière offensive aux gaz malodorants (Interdit par la convention d'Airwick !). Mais, les troupes sudistes, aguerries par une T.L.D africaine, ne furent pas trop gênées dans leur combat. Les Colombins et Pékus durent enfin s'avouer vaincus, tant était grande la bravoure des sudistes.

Que de choses, que d'évènements peuvent se passer sans que l'on n'en sache rien !

Votre correspondant Petit Jean sera toujours présent pour vous relater la vérité.

                                Petit Jean

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Rêve d'un sous-marinier faisant une T.L.D. sur un chasseur de mines.

La mer est bleu, le ciel est gris, le bateau est noir et le pastis est jaune dans le verre que je me suis fais apporter à la passerelle. Le Dauphin fait route au 3-9-0 vers les pays du soleil, l'Afrique, l'Alaska et le Pakistan, que de belles contrées. Ayant envie d'une bière, je descend l'échelle et saute sur mon vélo pour aller au carré. A peine arrivé, je help ! le maître d'Ô qui me guive directely une Heineken bien fraîche, que je déguste lentement à l'aide de petits gargouillis, humectant ainsi doucement mes pailles gustatives agacées par ce jeu. Soudain, j'avale une franche goulée, que je fais bruyamment descendre le long de mon oesophage et je ponctue ma satisfaction d'un rot mélodieux et prolongé. Enfin, les yeux fermés, le nez en avant, je hume le restant de mon verre et d'un mouvement décidé, je penche ma tête en arrière, ouvre grand la bouche, prends mon verre que je monte lentement vers ma gueule béante et d'un geste rapide... Je repose le verre sur la table parce qu'une mouche en villégiature a pris ma bière pour l'eau d'une piscine. Mauvaise journée, me dis-je, 5 cl de bière gâchée !"

Sur ces entrefaites arrive le commandant de ce fier vaisseau.

- Bonjour, me dit-il, vous allez bien boire un petit verre avec moi ?"

Je réponds "Oui !" Un oui simple mais emprunt d'une grande reconnaissance. J'aime les gens qui ont le sens de l'hospitalité ainsi marqué. Ce n'est pas du tout le type "Vous prendrez bien une tasse de thé !" Non ! C'est le gars bien qui vous invite à tout simplement boire un verre.

Le maître d'hôtel revient avec la bouteille de cognac, the brandy of the commandant !. Le matelot esquisse un geste malheureux. Le vieux l'arrête avant qu'il ne débouche la bouteille. Il me regarde, puis me dit :

- C'est un art d'ouvrir une boutanche de cognac !" Et sans un mot, je le regarde faire. Majestueusement, il colle le bouchon entre le pouce et l'index de sa main droite, tourne légèrement vers la gauche puis vers la droite. On sent, au carré, que la tension monte. Plusieurs personnes ont les yeux rivés sur la main du pacha. J'arrête de respirer, m'attendant à ce que le bouchon casse. Mais non ! Lentement le liège apparaît et, enfin, le goulot est libre.

Tous le monde pousse un soupir de soulagement. mais, le vieux n'a pas terminé. Il prend lui-même deux verres, met un glaçon dans chacun d'eux. Ceci étant fait, il imprime aux récipients un mouvement de rotation. Lent au départ puis, de plus en plus rapide. Enfin, étant satisfait de l'état des verres, il jette la glace. Je n'en peu plus, une telle démonstration me surprend... J'ai soif...

Comme s'il avait lu dans mon esprit, le Pacha prit la bouteille et d'un geste simple, mais méticuleux, me servit. D'un regard dur et autoritaire, il fit signe aux curieux de se retirer. S'étant servi également, il me dit alors :"Buvons !" Quel moment merveilleux, quelle volupté. Je pris mon verre tendrement, entre l'index et le majeur. Le cul reposant au creux de ma main. Je monte lentement le liquide jusque sous mes narines. Je fais alors don de cette senteur à mon odorat. Puis, toujours avec des gestes précieux, je le porte à mes lèvres. Et, d'un coup sec, le tout se retrouve en contact avec mon palais. Alors, un mince filet s'écoule entre mes amygdales. Je sens ce ru s'écouler jusque dans le fond de mon estomac qui apprécie cette offrande. Le Vieux s'extasie, moi aussi. Un quartier maître survînt alors que le commandant allait me proposer un deuxième glasse. Des paroles sourdes s'échangent entre lui et le seul maître à bord après Dieu. Il en résulte qu'hélas, il faut qu'il se rende d'un coup de mobylette jusqu'au C.O. Ne voulant pas rester sur un demi-échec, je me dirige vers le frigo et en sort une mignonnette de whisky. Je vais me rasseoir ce trésor entre les mains. Qu'entend-je, qu'ouie-je (etc. etc. Refrain connu !) on va mettre au poste de combat ! Rapidement, j'avale le précieux alcool qui brûle tout sur son passage. Le pilou-pilou retentit dans ma tête alors que mes collègues ont du mal à l'entendre par la diffusion générale. "Je ne comprend pas pourquoi ?" Je monte dans l'autobus qui me dépose à la propulsion où je rallie mon poste de combat. On rend l'appel, tout ce passe bien, l'exercice est amusant, mais ça fait déjà trop longtemps que nous sommes là à ne rien faire. C'est alors que la corporation des premier maître remonte dans mon estime par l'intermédiaire du P.M Gadub qui furtivement sort une bouteille toute neuve d'Izarra vert. Il s'excuse auprès de ma noble personne du manque de verre résultant de la situation présente. Dommage, car je suis un artiste moi ! Il me faut le grand jeu. Boire à la sauvette ne me plaît guère. Aussi, je donne l'ordre expresse à un mousse qui est là à se la tripoter avec un soin intensif. Il ne m'a pas entendu, aussi je l'observe un petit moment et l'interrompt au moment crucial."Sale CON !" A-t-il du penser. Mais, j'en ai cure, car ma gorge réclame ! Trois minutes après, nos verres sont plein de ce liquide sirupeux. Quelle bonne odeur se dégage de nos récipients ! Je ferme les yeux et me surprend à rêver. "Le sous-marin en plongée dans une mer d'Izarra vert. Tous les hommes, vilebrequin en main, à faire des trous dans la coque. Je vois même les gestes fébriles du quartier maître major qui, ayant réussi le premier, est en train de remplir des capotes." Mais, ceci n'était qu'un rêve ! Alors que le verre entre mes doigts est bien réel, lui ! Je trempe alors mon index délicatement dans le verre, le ressort et le suce avidement. Je le retire uniquement lorsque, vierge de toute trace du nectar, il n'a plus de saveur. Puis, avec douceur, je lève le verre, ouvre la bouche et verse le contenu qui, tel une cascade, se déverse dans ma gorge, effleurant à peine ma luette. C'est ainsi que j'aime l'Izarra...

Le poste de combat se termine par un choc plus violent que les autres. Une grenade d'exercice sans doute ! Quoique ! Quoique !! Je sort du local propulsion et appelle un taxi qui me ramène à mes appartements.

- Cela fera 15 francs !" Me dit le Taximan. Je lui refile sa money (in english dans le texte.) et regarde, l'oeil vitreux, la 504 partir. J'ouvre la porte de ma piaule puis, je vais vers la fenêtre que j'ouvre légèrement afin d'aérer un peu. Tiens ! Voilà un requin. Je lui serre la main et il s'en va heureux. Je remarque alors que dehors il pleut...

Je décide donc de fermer la croisée. Le bar se trouve sur ma droite. Mon oeil vif aperçoit le goulot majestueux d'une bouteille de Côte du Rhône qui me fait du gringue. Il y a une chose qui me choque voyez-vous chez moi, c'est régulier, je ne peu pas résister au charme féminin. Aussi, lorsqu'une bouteille me fait de l'oeil, je ne peu résister à l'idée de l'embrasser. Chose que je vais, sans plus attendre, concrétiser. Le rouge, c'est comme le sang, quand y'en n'a plus, on en remet ou on arrête de vivre. Après tout, on aura beau dire, les gens bien intentionnés peuvent bien montrer du doigt ceux qui boivent le rouge. Mais, n'oubliez jamais, simples mortels bipèdes, que c'est Dieu qui nous a refilé le rouge et qu'en son temps c'était son fils qui le servait à table. Même que t'avais pas intérêt à refuser. Tu te vois dire au Seigneur "Non merci, c'est que les vieux qui boivent du vin !" Me fais pas rire... Surtout que chez toi, té ! Je suis sur que tu as une cave des plus trapues ! Bon, je disais donc que c'est Dieu qui nous a fait connaître le tufulu. De fait, j'en déduis que tous ceux qui ne boivent pas de rouge sont des païens. Si l'église faisait respecter la loi, en ce cas, beaucoup d'âmes sensibles seraient excommuniées. Mais, je digresse trop et ça donne soif ! Je sorts donc un verre (T'as remarqué que ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de verre ?). Je le pose sur mon bureau et m'applique à le remplir. Je tremble. Ceci ne m'inquiète pas, car il y a Concorde qui atterri en ce moment sur l'aéroport d'à côté. Le liquide rouge coule lentement dans mon verre. Cette boisson, malgré ce que l'on pourrait croire, est très fragile. Il faut la manier doucement, avec amour et un zest de fantaisie. C'est pourquoi je prends une banane, lui ôte la peau, la découpe en fines rondelles que je trempe ensuite dans mon vin. Je prend ensuite une petite fourchette et m'installe pour la dégustation de ce met digne des Dieu. Au bout de dix minutes et trente deux secondes neuf dixièmes, il ne reste plus que le liquide divin au fond du verre. Instant privilégié s'il en est. Je me saisie de l'objet tant convoité à deux mains. Je tremble légèrement, cela est du à l'émotion. C'est chaque fois la même angoisse qui me prend lorsque je vais boire du Côte du Rhône. Maintenant, c'est l'élévation. Mes lèvres, d'elles-mêmes, par l'odeur alléchées, se tendent avidement en avant. Restant calme, sûr de moi, je contrôle la situation. Le verre, ce trésor, arrive maintenant au niveau de mes lèvres. Vais-je craquer ? Tout boire d'un seul coup ? Non ! Je me domine et c'est sans précipitation, par petites gorgées, admettant à chaque fois la même dose, je bois, je crée le rouge, la façon de boire le jaja et de déguster le picrate.

FIN

                                               Petit Jean

JEU : Comptez le nombre de fois où le mot "verre" est employé.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

La-Croix-du-Sud.jpg (26607 octets)   La Croix du Sud version civile, clickez dessus pour agrandir !

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ATTENTAT A LA BOBINE SAUVAGE.

Le Diesel-Alternateur (D.A.), inculpé de détournement de kilowatts (Kw) et appréhendé par les hommes du commissaire Baré, a été victime ce matin d'un attentat à la bobine sauvage. En effet, assigné à résidence surveillée, le D.A, pendant l'escale de Dakar, chargea un complice "Jean De Larégulation" de lui procurer des Kw à terre. Celui-ci revînt les mains vides. Mais, semble-t-il à son insu, on aurait posé dans sa poubelle une bobine sauvage.

Les hommes du commissaire Baré sont sur le pied de guerre.

Arriveront-ils à désamorcer la bobine ?

                                        Petit Jean

SUITE DU PROCÈS DES VENTILO-CONVECTEURS.

Le grand marabout Airewell ayant bénéficié d'un non-lieu, il semblerait, aux vues des évènements, qu'il ai repris en main la bande des ventilo-convecteurs. La Croix du Sud, de ce fait, se trouve en état de siège.

MAIS, que veulent donc les ventilo-convecteurs ????????????????????????

                                    Petit Jean

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